Étape 1
Lieu de vie

étape 1 - Lieu de vie

La vie dans
un hameau

A l’époque, le hameau de Torchebise possède des espaces de vie communautaire encore visibles aujourd'hui. Le bassin sert à abreuver les animaux, cuisiner, se laver et faire la lessive. Celui-ci est taillé dans la pierre. En direction d’Habère-Poche, se trouve une autre construction commune, le four à pain. Les maisons sont très proches et pour lutter contre les incendies, une pompe à bras est installée . Elle est encore abritée aujourd’hui dans une remise.

Chaque hameau mène sa vie particulière centrée sur la famille, le voisinage et la paroisse mais les habitants sont en relation avec d’autres bourgs. Ils se rendent au chef-lieu pour aller à la fruitière, à l’église le dimanche, à la mairie, à l’école ou encore au café. Les Dhabérants vont au marché de Boëge à pieds ou en cabriolet pour vendre ou pour acheter. Ils descendent aussi dans le bas Chablais : à Douvaine, à la foire de Crête de Thonon et celle de Bons. Les migrations saisonnières montrent aussi que les habitants sont ouverts sur l’extérieur .

Les maisons
et leurs dépendances

La partie basse en pierre accueille la famille et l’étable . Il faut pouvoir nourrir le bétail l’hiver et la partie supérieure des habitations abrite le fenil (ou grange) dont l’entrée est située à l’arrière. Il y a le plus souvent une trappe en bois découpée dans le plancher pour faire tomber directement le foin dans les râteliers. Sous le toit de certaines maisons, se trouve une galerie, le solaret avec des palines décorées. Il permet d’entreposer des outils, de stocker les produits du potager mais surtout de faire sécher les fagots de bois, le foin...

Entre les fermes d’habitation se trouve de petites dépendances comme le grenier ou mazot en madriers protégé par un bardage. Il sert à abriter les objets de valeur de la famille (papiers importants, vêtements de fête…).

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La cuisine
locale

Les habitants se nourrissent de ce qui pousse en vallée verte et l’alimentation de tous les jours est frugale et simple. Elle est souvent consistante à l’image des mulets cuits dans la soupe de haricots secs, des matafans ou de la drachée. Les paysans mange du pain à base d’orge et d’avoine avec du chevrotin ou de la tomme. La viande est peu consommée. Chaque famille tue le cochon. L’argent gagné par la vente du lait et du beurre permet aux paysans d’acheter de la farine, du sucre qui entrent dans la recette de pâtisseries qui font aujourd'hui partie du patrimoine culinaire telles l’épougne, et les rissoles. Le cidre réalisé à partir des fruits pressés des vergers est la boisson ordinaire. La consommation de vin est réservée aux fêtes et travaux des champs. La gnôle est régulièrement consommée.

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Suivez
la signalétique

S’occuper
les longs hivers

Les habitants se retrouvent lors des veillées. Il s’agit de moments importants de rencontre et de solidarité car elles réunissent les familles chez l’un ou chez l’autre à tour de rôle. Les veillées permettent d’accomplir de petits travaux au coin du feu et sont l’occasion de raconter des histoires. Les femmes tricotent, brodent, piquent les couvertures alors que les hommes tressent le chanvre.

Ainsi, durant la saison hivernale marquée par l’enneigement et l’inactivité agricole, les habitants exercent différents travaux à la ferme pour fabriquer leurs outils, leurs vêtements...et ils mettent également la saison hivernale à profit pour augmenter leurs revenus. Ils vendent les objets confectionnés au marché tandis que d’autres exercent des petits métiers. Ainsi, Habère-Lullin compte des rémouleurs qui se déplacent avec leur meule pour aiguiser les couteaux mais également des colporteurs comme Jean-Judith.

Extraits

Le chemin qui traverse Torchebise dessert de grandes bâtisses de pierre séculaires d’où s’échappent les senteurs de feu de bois. Les bûches fendues et rangées en tas réguliers sèchent le long des façades blanches hérissées d’escaliers de planches.

page 35

Les hommes qui restent au village l’hiver font de la menuiserie, de la maçonnerie, restaurent, bricolent, travaillent le chanvre […]L’hiver les femmes de la vallée tricotaient des mitaines qu’elles allaient vendre à la foire de Bons.

page 180

Jean-Judith évoluait dans l’Est[…]. On était colporteurs en bijouterie, lunetterie, couteaux, ciseaux et rasoirs à Habère-Lullin; rémouleurs à Habère-Lullin et Villard[…]

pages 173-175
Il attachait une importance particulière [au] coulage, c’est-à-dire la grande lessive qui appartenait aux manifestations rituelles de l’année au même titre que la bénédiction des granges, la vogue, Noël, la montée aux alpages ou la fête du cochon.
page 176

Le chasse-neige de l’époque était d’une construction très rudimentaire: des planches étaient assemblées en forme de triangle […]. Six hommes s’asseyaient sur les planches clouées en travers du chasse-neige, de façon à faire du poids. Huit chevaux guidés par deux paysans tiraient le triangles sur la grand route.

page 178

Une réponse à “étape 1 – Lieu de vie”

  1. RL dit :

    test

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